 Le CSS a atteint un premier objectif. Reste le plus dur, le 11 novembre, à Radès. Hier dans le gigantesque stade du Caire et en présence de 85.000 spectateurs, les «Noir et Blanc» ont sorti le grand jeu face au tenant. Belle performance et option sérieuse pour le titre continental.
Comme des grands, les Sfaxiens ont su gérer pression, adversaire et match
Stade du Caire. 85.000 spectateurs. Pelouse en état moyen. Beau temps. Excellent arbitrage de Sway (Gambie). Al Ahly-CSS 1-1 (1-0). Buts marqués par Abou Trika (26’) pour Al Ahly, Asamoah (52’) pour le CSS. Al Ahly : Hadheri, Karoui (Chater 69’), Barakat (A. Hassen 81’), Sedki, Jomaâ, Chadi, Chawki, Achour, Abou Trika, Motaâb (W. Riadh 80’), Flavio. CSS : Jaouachi, Haj Messaoud, Gharbi, Merdassi, Abdi, Mrabet, Hammami, Boujelbène (Mechergui 90’), Ziadi (Kouassi 74’), Nafti, Asamoah. Les Clubistes sfaxiens avaient deux craintes: que le gardien fasse une erreur sur une balle arrêtée latérale et qu’Al Ahly puisse mettre en œuvre son pressing. Deux choses qui se sont malheureusement vérifiées en première mi-temps: avec le but encaissé par Jaouachi sur un coup franc direct d’Abou Trika. Il faut dire que l’Angolais Flavio (auteur du premier et unique but de son pays en Coupe du monde) a parfaitement fait l’écran, embarquant le gardien sfaxien pour laisser le ballon directement filer vers les filets. Le travail des latéraux Autre crainte, malheureusement justifiée de Mrad Mahjoub: le travail des latéraux d’Al Ahly qui ont constamment constitué une épine dans le flanc de la défense sfaxienne. Barakat et surtout le jeune prodige Al Karoui ont, en effet, abattu un travail énorme qui a permis de maintenir leurs vis-à-vis dans leur zone en même temps qu’ils ont contribué à rendre plus difficile la tâche de Boujelbène, Chedy Hammami et Mrabet qui ne savaient pas trop s’il fallait défendre, couvrir leurs défenseurs ou alors aller soutenir leurs attaquants. Cette donne a dominé toute la première mi-temps, même si Boujelbène et surtout Nafti décalait tour à tour sur la gauche ou la droite pour essayer d’échapper au marquage et servir son duo d’attaquants dans de bonnes conditions. D’ailleurs, c’est des pieds de Nafti que jaillit le ballon des deux occasions du Club sfaxien en première mi-temps à la 20’ puis à la 39’. Sur la première, Ziadi ratera un peu son contrôle dirigé pour perdre la fraction de seconde qui permettra l’intervention de Hadheri. Sur la seconde, c’est Asamoah qui commettra la même erreur. Il faut tout de même avouer que les Clubistes sfaxiens ont passé de bien mauvais moments en cette première mi-temps où le travail d’approche et de sape de l’entrejeu ahlaoui a été impressionnant grâce à la mobilité des joueurs et aux appels de balle des attaquants que sont Flavio et Motaâb. Il faut dire également que le phénomène Abou Trika avait joué à fond car si la star égyptienne n’était pas au mieux sur le plan physique, il n’en a pas moins constitué par son sens du jeu un danger permanent pour la défense sfaxienne. Cinq occasions contre deux, un but à zéro à la mi-temps, le CSS s’en sortait plutôt bien, mais fallait-il encore ne pas encaisser un second but et, surtout, essayer de remonter au score et pourquoi pas chercher la victoire. Le scénario idéal
Ce qui nous a tout de même rassuré en cette première mi-temps, c’est que le CSS ne s’est, à aucun moment, décomposé en dépit de la pression de l’adversaire. Puis, comme à leur habitude, ils n’ont jamais arrêté de chercher à jouer au football, leur football fait de petites touches, de mouvements et d’accélérations devant. Tant et si bien que la première action de la seconde mi-temps fut la bonne. Croisement Boujelbène-Nafti sur la gauche et service court dans le couloir pour Gharbi dont le tir un peu raté permet à Asamoah de jaillir au second poteau et battre de près Hadheri. Du cousu main! Dès lors, ce sont toutes les données qui changent avec Al Ahly qui jouait contre le temps, un public plus inquiet, donc plus calme, et surtout ces espaces qui s’ouvraient face aux joueurs sfaxiens. Cela n’empêchera pas les Ahlaouis de continuer à pousser même si leurs actions devenaient plus prévisibles. Aux Sfaxiens, on reprochera le fait de s’être contentés du but d’égalisation et de courir des risques supplémentaires en acceptant la pression d’un adversaire qui concédait d’énormes espaces devant. Il faut dire que le ballon ne sortait pas d’une manière propre et ordonnée de la défense et que le relais n’était plus assuré entre défense et attaque. Mais Mrabet, Chedy Hammami et Boujelbène avaient dépensé trop d’énergie au niveau de la couverture et de la récupération pour prétendre aller de l’avant. Le CSS a atteint un premier objectif. Reste le plus dur. Ce sera Inchallah chose faite au retour à Radès ! |